Violences basées sur le genre

Dans le cadre du 7ème programme de coopération Burkina Faso-UNFPA 2011-2015 dans sa composante GENRE dont une des stratégies consacre le renforcement des connaissances et compétences des acteurs judiciaires pour une meilleure prise en charge par le système judiciaire des femmes victimes de violences, l’Association des femmes juristes du Burkina Faso en abrégé AFJ/BF a organisé, le 25 novembre 2011, à Ouagadougou, un atelier de plaidoyer à l’intention des magistrats sur « les droits humains et violences basées sur le genre ». La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Fatimata Sanou, vice-présidente de l’AFJ/BF.

Au nombre de 25, les magistrats du Burkina ont été convié, le 25 novembre 2011, à Ouagadougou, pour un atelier de plaidoyer sur « les droits humains et violences basées sur le genre » initiée par l’Association des femmes juristes du Burkina Faso en abrégé AFJ/BF, cet atelier s’inscrit dans le cadre du 7ème programme de coopération Burkina Faso-UNFPA 2011-2015 dans sa composante GENRE dont une des stratégies consacre le renforcement des connaissances et compétences des acteurs judiciaires pour une meilleure prise en charge par le système judiciaire des femmes victimes de violences. En effet, la problématique des violences faites aux femmes constitue à l’heure actuelle un phénomène mondial et le Burkina n’est pas en reste malgré l’existence d’un arsenal juridique national, régional et international favorable aux droits des femmes. Cette faible application des textes juridiques constitue à maintenir les femmes dans une certaine situation de précarité au regard même des conséquences de ces violences. Or, nul n’ignore que les femmes, de par la spécificité et la multitude de leurs fonctions, constituent un maillon essentiel de notre société.

«  le président plaidoyer a donc pour objectif de sensibiliser les magistrats que vous êtes sur les droits humains et violences basées sur le genre afin de vous amener à prendre en compte cette problématique dans nos prises de décisions de justice pour une meilleure protection des droits reconnus aux femmes et aux filles », a déclaré la vice- présidente de l’AFJ/BF avant de préciser qu’en choisissant de s’adresser aux magistrats à travers ce plaidoyer, l’AFJ/BF veut faire de ce magistrats ses alliés dans la lutte contre les violences faites aux femmes car ils ont un grand rôle à y jouer.

Le magistrat conseiller à la cour de cassation, Kassoum Kambou, dans sa communication sur les violences basées sur le GENRE, a indiqué que la violence contre les femmes et les filles est un problème de dimension universelle. « Aux moins, une femme sur trois dans le monde a été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels, ou a subi d’autres formes de sévices au cours de sa vie. En général, l’auteur de cette violence étant une personne connue de la victime. Il s’agit sans doute, de la violation la plus répandue actuellement des droits fondamentaux de la personne, et qui a pour conséquence de détruire des vies, fracturer des communautés, freiner le développement », a laissé entendre Kassoum Kambou. Quant à Karfa Gnanou, magistrat au tribunal Administratif, il, a dans sa communication sur le rôle du magistrat dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection des droits des femmes, souligné qu’il est nécessaire de prévoir des mécanismes de protection de la femme. « au Burkina l’article 125 de la constitution de juin 1991 dispose que le pouvoir judiciaire soit le gardien des libertés individuelles et collectives et veille au respect des droits et libertés définis dans la présente constitution », a déclaré Karfa Gnanou.

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