AFJ/BF met à disposition des informations synthétiques concernant son fonctionnement et ses activités.

L’espace documentation est accessible en ligne.

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Plan de changement – 2018

Veuillez trouver l’intégralité du rapport ici.

Le Burkina Faso est signataire de la majorité des instruments juridiques internationaux et régionaux qui protègent les femmes et garantissent l’égalité hommes/garçons – femmes/filles, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Plate-forme d’action de Beijing et la Déclaration solennelle de l’Union africaine sur l’égalité des sexes.

Malheureusement, l’impact réel de ces instruments internationaux sur la vie des femmes reste limité et variable. En effet, malgré des discours volontaristes et des bonnes intentions traduites par la ratification des textes juridiques progressistes, les pratiques ne favorisent pas l’implication efficace des femmes burkinabé qui rencontrent encore des difficultés dans la jouissance effective de leurs droits, limitant ainsi leur participation pleine et entière aux actions de développement.

Cette situation interpelle l’ensemble des acteurs, promoteurs et défenseurs de ces droits, à poursuivre leurs efforts pour contribuer à réduire, voire éradiquer toutes ces formes de violences.

Plusieurs initiatives ont été entreprises aussi bien par les institutions étatiques que les Organisations de la Société Civile ; ce qui a permis d’engranger des résultats positifs.

L’AFJ/BF, en tant que structure de promotion des droits des femmes et de la fille, existant depuis 1994, y a fortement contribué à travers la mise en œuvre d’une série d’actions allant des formations aux plaidoyers en passant par des sensibilisations, la réalisation d’étude…etc. Toujours dans cette dynamique, l’AFJ/BF entend, cette année encore, jouer sa partition grâce à la mise en œuvre de son plan de changement issu de son plan stratégique 2016 – 2020.6

La mise en œuvre de ce plan de changement, grâce à l’appui financier de l’Ambassade du Royaume du Danemark et l’appui technique de OXFAM IBIS, va contribuer à l’amélioration de la situation sociale et juridique des femmes et des jeunes filles du Burkina Faso. Les principales actions consistent à réaliser des formations au profit des acteurs judiciaires et extra judiciaires, à faire des sensibilisations sur les droits des femmes et des jeunes filles, à fournir des services d’assistance juridique et judiciaire à l’endroit des populations en général et des femmes et des jeunes filles en particulier, à faire des plaidoyers auprès des décideurs pour le changement. L’ensemble des activités à mettre en œuvre concourront à l’atteinte des cinq (05) objectifs spécifiques regroupés en trois (3) axes stratégiques : le renforcement de connaissances, l’assistance juridique et judiciaire aux femmes victimes de violation de leurs droits, le renforcement de l’efficacité et de l’efficience de l’Association. Les résultats escomptés vont contribuer à produire le changement visé à long terme dans le plan stratégique de l’AFJBF sur la problématique.

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Rapport d’activité S1 – 2018

Veuillez trouver l’intégralité du rapport d’activité ici.

A travers la mise en œuvre de son plan de changement 2018, l’AFJ/BF entend contribuer d’une part à atténuer les différentes formes de discriminations à l’égard de la femme et de la fille et d’autre part à réduire l’ampleur des violences faites aux femmes dans les zones ciblées.

Le plan de changement 2018, qui est extrait du plan stratégique 2016-2020 de l’AFJ/BF, a pour objectif principal de contribuer à l’effectivité des droits des femmes et des filles au Burkina Faso, et ce, à travers la formation, la sensibilisation, la vulgarisation, le plaidoyer et l’assistance juridique et judiciaire comme moyens d’intervention efficaces capables d’entraîner un changement de comportements des populations à l’égard des femmes et des filles. Trois axes stratégiques ont été définis. Il s’agit de:

  • Axe stratégique 1 : Renforcement des connaissances et des compétences des acteurs et des populations
  • Axe stratégique 2 : Assistance juridique, judiciaire et sociale des femmes et filles victimes de
    violation de leurs droits
  • Axe stratégique 3 : Renforcement de l’efficacité et de l’efficience de l’Association des Femmes Juristes du Burkina-Faso (AFJ/BF)

Pour l’atteinte des résultats du plan de changement 2018, vingt – six (26) activités ont été planifiées dont treize (13) pour le premier semestre.

En termes de performance, sept (7) activités ont été réalisées sur les 13 planifiées soit un taux de réalisation de 54%. Cependant, pour la majorité des activités prévues mais non réalisées au cours de ce semestre, on note un début de mise.

Les principales activités réalisées concernent l’assistance juridique, judiciaire et psychologique au sein des cliniques juridiques de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, la prise en charge des frais d’assistance juridique, la maintenance et l’animation du site web, l’archivage et l’acquisition du logiciel ainsi que la formation du gestionnaire.

Le vendredi 25 mai 2018, la présidente de l’AFJ/BF a procédé au lancement officiel des activités du Plan de changement en présence des membres inscrites au sein des axes. La présentation du plan de changement a permis aux membres présentes de s’approprier le contenu du document et d’apprécier les défis liés à la mise en œuvre des activités au regard du court délai.

La présidente de l’AFJ/BF qui a présidé la rencontre, a exhorté les membres à s’engager afin de garantir un bon taux d’exécution aussi bien physique que financier. Les membres des différents axes ont par la suite tenu des rencontres en vue de la planification et la préparation des activités.

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Répertoire de textes favorables aux femmes – 2012

Veuillez trouver l’intégralité du rapport-montage ici

Au Burkina Faso, malgré un contexte juridique favorable, les femmes continuent dans la réalité à rencontrer des difficultés pour jouir effectivement de leurs droits. L’analyse révèle que cette situation ne dépend pas uniquement d’elles et des organisations de droits des femmes, mais aussi, dans une large mesure d’autres acteurs qui interviennent dans le règlement judiciaire ou informel des conflits créés par les violations diverses de leurs droits.

Ces acteurs sont ceux ciblés par le projet dans le cadre duquel est élaboré ce document à savoir les praticiens du droit (police, gendarmerie), et les communautés locales (associations, leaders d’opinion, autorités coutumières etc.).

L’élaboration par l’AFJ/BF du répertoire des textes favorables aux femmes participe de la volonté de mettre à la disposition des acteurs concernés un document pratique pour leur permettre d’avoir une vue globale des droits des femmes et une perspective genre susceptible de leur permettre de mieux comprendre et prendre en compte les besoins des femmes qui sollicitent leurs services.

Ce répertoire a été réalisé dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action National 2000-2003 de la coalition Droit et Citoyenneté des Femmes (DCF) dans sa composante de l’enjeu 3 : citoyenneté des femmes et leur participation au pouvoir.

Cinq ans après, au regard de l’évolution tant législative qu’institutionnelle de la situation de la femme, la révision du document s’avère nécessaire.

Ce document révisé sera traduit dans cinq langues nationales (mooré, dioula, fulfulde, gulmancéma, gourounsi) et utilisé pour la réalisation de séminaires de formation sur les droits de la femme à l’intention des groupes cibles dans sept provinces du Burkina Faso. Ces personnes formées devront à leur tour assurer la vulgarisation des dits droits au niveau communautaire.

Objectifs du répertoire

Objectifs généraux :

  • contribuer à l’application effective des droits de la femme au Burkina Faso ;
  • contribuer à l’amélioration des connaissances des praticiens du droit et des communautés locales sur les droits de la femme.

Objectifs spécifiques :

  • mettre à la disposition des praticiens du droit et des communautés locales, et d’une manière générale de tous les intervenants dans le domaine, un outil pratique de formation sur les droits de la femme ;
  • former les praticiens du droit à intégrer la dimension droits de la femme dans l’exercice de leurs fonctions ;
  • sensibiliser les communautés locales en vue d’un changement de comportement par rapport aux droits de la femme

Résultats attendus

  • Le répertoire élaboré en français et traduit en mooré, dioula, fulfulde, gulmancéma, gourounsi est disponible et distribué aux groupes cibles formés dans sept provinces ;
  • Les praticiens du droit et les communautés locales sont sensibilisés à l’importance de l’application des textes favorables aux femmes ;

Méthodologie

Le document initial a servi de base pour la révision du répertoire des textes favorables aux femmes. Ensuite, la démarche a été essentiellement axée sur la recherche documentaire dans les différentes bibliothèques et au Centre d’Information des Nations Unies.

Des entretiens non structurés avec les agents du ministère de la promotion de la femme et du ministère de l’administration territoriale et de la sécurité ont été riches en enseignements quant à l’évolution récente des droits des femmes.

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Situation des droits de la femme et de la jeune fille au Burkina-Faso – 2012

Veuillez trouver l’intégralité du rapport ici

Le rapport sur la situation des droits de la femme et de la jeune fille est élaboré par l’Association des Femmes Juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) avec l’appui de partenaires techniques et financiers que sont l’Ambassade Royale du Danemark et l’Institut Danois des Droits de l’Homme (IDDH).

Il concerne la situation des droits de la femme et de la jeune fille des cinq (5) dernières années (2008-2012). L’analyse de la situation des droits de cette catégorie de personnes a été faite sur la base de données existantes et d’une enquête qui a couvert huit régions du Burkina Faso et touché quatre cent cinquante (450) personnes des deux sexes évoluant dans des catégories socioprofessionnelles diverses.

Premier rapport du genre produit par l’AFJ/BF, le rapport sur la situation des droits de la femme et de la jeune fille au Burkina Faso a mis l’accent, sur les principaux obstacles à l’effectivité de chaque catégorie de droits humains de la femme et de la jeune fille au Burkina Faso. Ainsi, il comprend trois (3) parties principales

  • l’analyse du cadre juridique,
  • la situation des droits de la femme et de la jeune fille,
  • les recommandations.

En ce qui concerne le cadre juridique, on peut retenir que le Burkina Faso dispose d’une législation fournie garantissant aux femmes et aux jeunes filles leurs droits humains. Le Burkina Faso a en effet, ratifié la plupart des conventions internationales et régionales régissant les droits de la femme et de la jeune fille. Le pays a par exemple ratifié la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDEF), le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits de la femme en Afrique, la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE), la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE). Par ailleurs, on observe que le Burkina Faso satisfait tant bien que mal à son obligation de présentation de rapports de mise en œuvre de ces instruments juridiques.

En ce qui concerne la législation au plan national, on retient que depuis l’adoption de la Constitution en 1991, le Burkina Faso s’est doté de textes juridiques dont le contenu est fortement influencé par ceux des instruments internationaux. Les plus connus sont le Code des Personnes et de la Famille (CPF) et le Code pénal ; on note aussi l’adoption de textes spécifiques visant à éliminer la discrimination à l’égard de la femme et de la jeune fille. Mais, la législation interne contient des lacunes qui résident notamment dans l’absence de définition de la discrimination dans la Constitution, l’absence d’une disposition générale interdisant la discrimination dans le Code des personnes et de la famille, l’absence de textes spécifiques réprimant certaines violences faites aux femmes. Par ailleurs, le Code des personnes et de la famille contient des dispositions discriminatoires, notamment celles qui consacrent une tolérance de la polygamie, une prééminence du mari dans le choix de la résidence familiale en cas de désaccord entre les époux et une disparité entre le garçon et la fille en ce qui concerne l’âge matrimonial.

L’analyse des données de l’enquête a permis de faire les observations suivantes sur la situation des droits de la femme et de la jeune fille :
Concernant les droits civils, les traditions, coutumes et pratiques culturelles sont sources de discriminations à l’égard des femmes et des jeunes filles et constituent de ce fait, un véritable obstacle à la jouissance effective de leurs droits civils. En effet, ces croyances et pratiques conduisent dans certaines situations à leur rejet, stigmatisation, exclusion sociale, voire à la dénégation pure et simple de leurs droits.

C’est le cas du rejet des filles mères, de l’exclusion sociale des femmes âgées accusées de sorcellerie, du « déclassement » des vieilles femmes, des mariages forcés et précoces ainsi que des mutilations génitales féminines. Les droits reconnus au conjoint survivant notamment sur les biens successoraux, sur les enfants issus du mariage sont violés malgré l’existence des textes qui protègent ces droits. L’accès à la justice pose d’énormes difficultés à la femme. Toutefois, la situation des femmes incarcérées est satisfaisante au regard de leurs conditions de détention et de traitement par rapport à celles des hommes.

Relativement aux droits politiques, la femme et la jeune fille connaissent de sérieuses difficultés quant à leur participation citoyenne et à leur représentation dans les sphères de décision. L’adoption de la loi sur le quota genre laisse espérer un changement positif de la situation mais l’absence de textes d’application de cette loi constitue un handicap. Par ailleurs, sa première application aux récentes élections couplées du 02 décembre 2012 n’a pas produit les résultats escomptés.

Au niveau des droits sociaux et culturels, le droit à l’éducation de la jeune fille connait un essor, même si des difficultés existent concernant l’accès à l’emploi en raison de son sexe. La liberté de croyance est difficilement reconnue à la femme.

Concernant le droit à la santé, la femme et la jeune fille vivent des situations qui mettent en péril leur santé : les mariages précoces, les mutilations génitales féminines (MGF), les grossesses rapprochées, l’interdiction de prendre des méthodes contraceptives, voire de fréquenter les centres sanitaires.

Les filles vivant avec un handicap et les filles domestiques vivent des situations précaires. En effet, la fille handicapée est marginalisée dans la société tandis que la fille domestique est souvent victime de traitements inhumains et dégradants.

La situation des droits économiques de la femme et de la jeune fille est loin d’être satisfaisante au regard de leurs difficultés d’accès à la terre et aux crédits. Malgré les efforts du pays à travers les mesures législatives et les différents projets de promotion et d’appui aux activités économiques de la femme et de la jeune fille, la pauvreté touche essentiellement cette tranche de la population que sont la femme et la jeune fille.

Les pesanteurs socioculturelles empêchent la femme et la jeune fille de jouir de leurs droits économiques au même titre que les hommes. Considérée comme une propriété de son mari ou de ses parents, la femme ou la jeune fille a difficilement accès à la richesse et au pouvoir économique. En outre, la division sociale du travail fait peser plus de charges familiales sur la femme.

La femme et la jeune fille, sont parfois sujettes à l’exploitation économique et exposées à la traite des personnes tant au niveau interne qu’externe.

La situation de la femme rurale est la plus déplorable. En effet, la femme rurale fournit d’énormes efforts au quotidien sans qu’il n’y ait une incidence remarquable sur son niveau de vie.

La situation des droits de la femme et de la jeune au Burkina Faso interpelle. D’où la nécessité pour chaque acteur de jouer sa partition, en mettant notamment en œuvre les recommandations du présent rapport.