Plaidoyer pour le leadership féminin

L’Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF) organise une série de conférences dans les lycées et collèges sur le leadership féminin. C’est dans ce cadre que le collège des jeunes filles de Koubri a reçu la visite d’une délégation venue s’entretenir avec les pensionnaires de l’établissement.

Le leadership ou chefferie, qu’est-ce que c’est ? Selon Katia TAPSOBA/KOMPAORE, conférencière de cet après-midi du 15 mars 2012, c’est l’influence d’un individu sur un groupe de sa capacité à influencer, à motiver et à rendre les autres capables de contribuer au succès des organisations dont ils sont membres. « C’est en somme l’exercice du pouvoir et de l’influence ».

AU Burkina, a poursuivi la conférencière, si les femmes constituent la majorité de la population, elles sont systématiquement sous- représentées dans les institutions locales et nationales.

Au premier rang des obstacles au leadership féminin, le système patriarcal qui réserve aux hommes le contrôle des espaces publics et politiques, confinant ainsi les femmes dans la sphère domestique et dans des rôles généralement peu valorisés. A cela s’ajoutent l’analphabétisme et le fait que lorsqu’elles parviennent dans des instances de décisions, les femmes s’inclinent souvent face aux décisions des hommes et prennent difficilement la parole devant eux. Conséquences, la faible participation des femmes à la prise de décision empêche une prise en compte de leurs intérêts et problèmes. Et pourtant, l’expérience a prouvé que parvenues aux sphères de décision, les femmes ont une visions et positions reflétant un plus grand souci du bien commun.

A l’issue de l’exposé, une large part a été laissée au débat interactif entre les membres de l’AFJ/BF et les jeunes filles du collège de Koubri. Tour à tour, les élèves ont pris le micro : « pourquoi c’est toujours la femme qui souffre ? Un homme a-t-il le droit d’interdire à son épouse de travailler ? Est-ce-que les femmes ont le droit de devenir présidente du Faso ?, etc.

Autant de questions auxquelles la conférencière et les membres de l’Association ont répondu en toute pédagogie.

L’après-midi s’est achevé avec la remise d’affiches et de dépliants aux responsables de l’établissement. Tout en remerciant l’AFJ/BF pour son initiative, Rosalie Koumbemba /Ouédraogo, directrice du collège, a souhaité à ses membres le courage de mener leurs activités auprès des femmes.

EXTRAIT DE L’OBSERVATEUR PAALGA DU 19 MARS 2012

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