Axe 3: Assistance Juridique et Judiciaire

Les activités réalisées dans le cadre de l’axe 4 répondent à l’objectif de renforcer le fonctionnement de la clinique juridique de Ouagadougou.

Les activités principales de cet axe sont:

  1. le recrutement d’une juriste stagiaire
  2. l’appui technique de deux magistrats
  3. le recrutement de trois cabinets d’avocats partenaires
  4. la conception d’outils performants de gestion et de suivi évaluation
  5. la conception d’un dépliant sur la clinique juridique
  6. la réalisation d’émission de radio
  7. une étude diagnostique sur les organisations de la société civile fournissant des services d’aide juridique, judiciaire et psychologique

Pour répondre à l’objectif de renforcer les capacités d’organisation technique et pratique de la clinique juridique, l’AFJ/BF a procédé au recrutement d’une juriste qui effectuait jusqu’alors un stage au sein de la clinique juridique, passant à deux le nombre de juristes présentes en permanence à la clinique.

Deux magistrats ont été retenus pour apporter un appui technique à la clinique juridique. Elles interviennent pour accompagner le travail des juristes de la clinique lorsqu’une expertise juridique supplémentaire est nécessaire. Les magistrats reçoivent les cas référés par la clinique les mercredis et vendredis.

Recrutement de trois cabinets d’avocats partenaires

Afin d’assurer la prise en charge judiciaire des femmes et des jeunes filles victimes de violations de leurs droits qui ne disposent pas des moyens pour se défendre, l’AFJ/BF a recruté trois cabinets d’avocats. Elle leur réfère les cas qui nécessitent des poursuites judiciaires et couvre les honoraires. Au total 15 femmes ont été orientées vers un cabinet en 2012 (sur 141 cas traités par la clinique) et 30 femmes ont bénéficié de cette assistance en 2013 (sur 280 cas).

Conception d’outils performants de gestion et de suivi évaluation

La clinique juridique s’est fixé pour objectif d’être une référence en matière de méthodologie et d’informations statistiques sur les situations de violations des droits des femmes au Burkina Faso. Pour se donner les moyens de ses ambitions, toute une série d’outils de gestion et de suivi évaluation a été mise en place.

Parmi ces outils comptent la conception d’une fiche de consultations permettant de recueillir les informations relatives aux personnes reçues à la clinique juridique, une fiche d’information complémentaire, une fiche de synthèse hebdomadaire, desfiches de liaison utilisée pour référer les usagers vers les avocats et l’huissier de justice ainsi qu’une fiche d’accompagnement par les magistrats. Ces outils vont de paire avec la création d’une base de données référençant les cas reçus et permettant d’assurer un suivi chiffré des activités de la clinique, d’obtenir des statistiques sur le public ayant recours à ses services ou sur la nature des difficultés rencontrées. Ces chiffres montrent que la fréquentation de la clinique augmente d’année en année puisque 280 cas ont été recensés en 2013, contre 141 en 2012 et 67 en 2011.

Amélioration de la communication sur les activités de la clinique

L’existence de la clinique juridique n’est pas une fin en soi, il faut au contraire qu’elle soit fréquentée par les femmes et les hommes qui ont besoin de ses services. Dans la perspective d’accroitre la visibilité de la clinique, un dépliant a été conçu et imprimé en 500 exemplaires. 4 émissions radio en collaboration avec la RTB ont été réalisées et diffusées en français et en mooré. Sur la base des cas traités à la clinique, deux thèmes ont été retenus pour les émissions: les successions et les droits et devoirs de la femme mariée.

Des séances de causeries débat portant sur la clinique ont été tenues auprès des groupements de femmes dans 5 arrondissements de la commune de Ouagadougou. Dès le mois de février des correspondances ont été initiées et envoyées aux maires de 5 arrondissements. Ils ont désigné des points focaux chargés d’accompagner les juristes de la clinique dans le choix des groupements de femmes et dans l’organisation pratique de ces causeries. Au total, 23 causeries ont été réalisées principalement dans les arrondissements de Nongr Masson, Boulmiougou, Baskuy et Bogodogo. Quelques 1500 participants ont pu être informés sur l’existence de la clinique et les services qui y sont proposés.

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