Axe 1: Formation

L’objectif de cet axe est de former les praticiens du droit, les officiers de police judiciaire (OPJ), les agents administratifs et les acteurs de la société civile sur les droits de la femme et de la jeune fille au Burkina Faso.

Les principales activités réalisées dans cet axe sont:

  1. la mise à jour du répertoire sur les textes favorables aux femmes
  2. l’élaboration d’un manuel de formation
  3. des sessions de formation des praticiens du droit
  4. un suivi des formations des praticiens du droit

Mise à jour du répertoire sur les textes favorables aux femmes

L’élaboration par l’AFJ/BF du répertoire des textes favorables aux femmes participe de la volonté de mettre à la disposition des acteurs concernés un document pratique pour leur permettre d’avoir une vue globale des droits des femmes et une perspective genre pour mieux comprendre et prendre en compte les besoins des femmes qui sollicitent leurs services.

Le répertoire a été actualisé, amendé et finalisé en juin 2012. Il a été reproduit en 250 exemplaires.

Elaboration d’un manuel de formation pour les praticiens du droit 

L’AFJ/BF a entrepris l’élaboration d’un manuel de formation pour les praticiens du droit en 2012. Ce manuel porte sur les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits des femmes. En plus de rassembler les textes de référence, il revient notamment sur la typologie et les causes des violences faites aux femmes et sur le rôle des différents acteurs qui sont amenés à intervenir dans la protection judiciaire et extra-judiciaire des femmes victimes de violation de leurs droits. Il a été enrichi via un procédé participatif qui impliquait les participants présents aux premières sessions de formation qui se sont tenues en décembre 2012. Ce manuel est le support principal pour les formations dispensées par l’AFJ/BF à l’endroit des praticiens du droit au Burkina Faso.

Sessions de formation des praticiens du droit

Sur la base du manuel de formation pour les praticiens du droit que l’AFJ/BF a réalisé, plusieurs sessions de formation ont été organisées.

La première a eu lieu du 4 au 8 décembre 2012 à Ouagadougou. Elle a connu la participation effective de 20 participants composés essentiellement de magistrats, de policiers et de gendarmes venus des différentes régions du Burkina Faso.

La seconde formation s’est déroulée du 24 au 28 septembre 2013 à Ouagadougou.

Cette formation visait à renforcer les capacités de 23 praticiens du droit, des magistrats et des officiers de police judiciaire (OPJ), dans la protection des droits de la femme et de la jeune fille. La formation a réuni 9 hommes et 14 femmes. Ils ont été formés sur les instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux de protection des femmes et des filles et sont désormais à même d’identifier les différents types de violences faites aux femmes. Enfin, la formation a insisté sur le rôle qu’ils doivent jouer dans la protection des droits des femmes et des filles.

Suivi des formations des praticiens du droit

Dans l’optique de mesurer les effets de la formation qui s’est déroulée du 24 au 28 septembre 2013, des sorties de terrains de suivi évaluation ont été effectuées par deux équipes de deux membres, du 24 novembre au 10 décembre 2013 dans les régions dans lesquelles les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) formés sont en exercice (Bobo-Dioulasso, Diabo, Koudougou, Manga) et du 13 au 20 janvier 2014 à Ouagadougou.

Selon les OPJ, leurs connaissances sur les différents textes favorables aux femmes et aux jeunes filles se sont améliorées. Ils disent être devenus plus sensibles et plus réceptifs aux cas de violences faites à la femme et de la jeune fille. Ils ont élaboré des statistiques sur les cas de violences faites à la femme et à la jeune fille et ils ont pu faire un compte rendu de la formation à leurs supérieurs hiérarchiques.

Les magistrats ont reconnu avoir une meilleure connaissance des textes, avoir pris conscience du phénomène de violences faites aux femmes et aux jeunes filles, des modalités de la prise en charge des victimes et de l’élaboration des statistiques.

Parmi les autres aspects positifs de la formation, on peut faire état du fait que les OPJ et les magistrats n’hésitent plus à référer certaines femmes victimes de violences vers la clinique pour une meilleure assistance.

 

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